Blueberry est un jeu vidéo indépendant créé par Erik Svedäng. Il a remporté le grand prix de L’Independant Game Festival de 2009, mais ça on s’en fout. L’avatar du joueur est un homme oiseau qui doit sauver son petit jardin (et lui même) de l’inondation.

Le jeu à tout pour me plaire, il est dans la mouvance des jeux indés qui proposent de petits mondes qui amusent. Le jardinet, que nous présente l’auteur, se prête bien à ça, quelques plateformes, des fleurs et des plantes qui ondules au vent, des nuages traversent un ciel bleu duveteux. Il est même vivant ce petit monde, des animaux manges, volent, des arbres déversent sur le sol leurs gros fruits. Puis, il y a aussi ses épines qui piquent, et même le sol peut trembler et bouger. Derrière, une musique au piano, comme du Yann Tiersen, vous berce.  Tout ceci j’adore, c’est mignon, ça laisse rêver, on se sent pris de nostalgie d’une enfance fait d’étonnement, même si elle n’a jamais existée, elle fait du bien à son âme d’adulte. Ce jeu permet de nous faire une pause, une sieste pour l’imagination.

Blueberry Garden, un petit jardin en péril.

Blueberry Garden, un petit jardin en péril.

Mais, oui il y a un mais, je vois deux problèmes à ce jeu. J’ai dû recommencer trois fois le jeu pour le « terminer ». Pourquoi ajouter de la compétition ou du challenge dans un jeu de rêves. Cela oblige le joueur à se positionner comme devant lutter contre le jeu, alors que l’univers, l’ambiance, fait tout pour le câliner. C’est pas le plus ennuyeux, ce qui me semble le plus frustrant est la fin où il y a rien. L’auteur vous colle un objectif, vous sauvez le monde, et puis rien. Je reste sur ma faim. Ce jeu est un oreiller enlevé avant que vous vous soyez reposé.

Je critique, mais il tout de même bien. C’est un très bon exemple des petits mondes d’étonnement infantile que propose une part des jeux indés.

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